Notre projet à Zaouit Sidi Ahmed
 
vers page maroc
Je vous invite à rêver ...en lisant  une  invitation au voyage !!!
Nous avons travaillé avec les jeunes  villageois pour engager avec eux une réflexion sur la meilleure manière d'établir un partenariat utile entre nous.
 Nous avons trouvé là matière à une intéressante expérience pour tous. 
zaouit L'objectif   de Dia et du Fond diwan est d' animer un programme de développement local qui consiste à établir les principes et à construire les rouages d’une économie réellement au service du développement humain. L’économie que nous tentons d’organiser au sein du village se place ainsi au service du développement humain de la communauté villageoise. Et comme dans toute communauté, sa force vive, celle sur qui repose son avenir, c’est sa jeunesse. Ce programme vise donc à placer la jeunesse de ce village en position de moteur et d’acteur d’un développement économique solidaire. Le plan de ce programme est simple. Nous travaillons à créer une activité génératrice de revenus pour chacun des jeunes. Cinq projets d’entreprises sont en cours de montage : distribution de poissons, ferronnerie d’art, élevage de taureaux, fabrication de fromages de chèvres, accueil touristique. Une partie importante du revenu de ces activités sera mis en commun au sein d’un fonds d’investissement qui servira à soutenir le développement humain de la communauté, et donc des futurs entrepreneurs (formation, éducation, sport, santé, culture etc…). 
Ce fonds d’investissement devra en outre permettre de lancer d’autres activités économiques, génératrices d’autres revenus, et sans doute dans les villages des environs afin que d’autres jeunes berbères, marocains, puissent eux aussi apporter une réponse concrète et durable à la question difficile qui leur fait face : comment aujourd’hui construire sa vie tout en développant la vie de son village ? comment être du monde d’aujourd’hui tout en préservant les bienfaits de l’ancien ? comment être soi tout en demeurant un parmi sa communauté racine ?
Naïma, Nora, Aïcha, Fatma, Latifa, Abderrahman, Hicham, Ouassel, Hassan, Abdelkarim, Mohamed, Ridouane, Charifa, Omar, toutes et tous se posent cette même question. Si l’expérience, lancée ici depuis maintenant un an et demi, grâce au soutien de l’association Dia et des services de la coopération du Ministère français des affaires étrangères, réussit, nous aurons un village marocain qui aura repris le chemin de la croissance pour le bénéfice de son embellissement propre et de celui de sa communauté. Nous aurons une communauté qui s’est organisée en elle même afin de répondre, d’elle même, à ses besoins vitaux de subsistance mais aussi d’épanouissement. 
oued à zaouit
Nous aurons une jeunesse qui a pris en main son destin et mieux encore, qui, après en avoir secrètement rêvé, a pris les manettes du mouvement, personnel et collectif, qui y conduit. Il y a là matière à une vie plus enrichissante, il y a surtout là matière à une exemplarité pour tant d’autres micro localités qui ploient sous les mêmes difficultés mais qui regorgent de ces mêmes talents humains, de cette même envie d’être du monde entier tout en étant de son village, de cette même foi à vouloir le bien pour soi et le bien pour l’autre, dans un même temps, dans un même mouvement.
Le projet de la classe:
Et c’est finalement à cette étonnante aventure que nous allons nous  lancer  forts de notre envie de découvrir ceux qui sont loin de vous, forts de votre envie de faire quelque chose d’utile qui vous enrichissent tout en enrichissant l’autre, c’est à dire le monde.
Cet autre–monde a quelque chose à faire qui, pour bien se faire, demande à se faire ensemble.
Allons-y, rêvons ensemble et puis, selon ce que vous en déciderez, agissons.
Nous nous proposons donc de rejoindre les jeunes de ce village afin de les aider à monter leur entreprise de fabrication artisanale de fromages de chèvres. haut
A ce jour, nous en sommes au stade du projet mais notre travail pourraient créer la dynamique nécessaire à une rapide mise en route de cette activité économique. 
naïma vers lettre zaouit

Naîma El Khoutabi 21 ans

Dressons l’état des lieux. Nos forces ? Un savoir faire ancestral dans l’élevage des chèvres, de la terre disponible à être cultivée, une non concurrence sur ce type de produits alimentaires, et bien évidemment une envie de faire. C’est déjà pas mal. Nos faiblesses ? Pas d’expérience locale dans la fabrication de fromages de chèvres de qualité, des difficultés dans l’approvisionnement de l’eau pour les cultures fourragères, peu de moyens financiers disponibles. De lourds obstacles mais qui ne font pas le bout du monde.
Soutenir notre projet revient donc à amoindrir nos faiblesses pour nous permettre de maximiser nos forces.

les jeunes femmes, futurs entrepreneuses, ont donc besoin d’apprendre à fabriquer des fromages de chèvres de qualité. Dia nous propose donc d’organiser dans la durée ce que l’on nomme un transfert de savoir-faire. Il nous faut donc avant tout aller vous-mêmes au devant de ce savoir-faire. Il nous faut réunir les informations sur les types de fromages existants, sur leurs méthodes de fabrication, sur les règles d’hygiène à respecter, sur la manière d’améliorer la qualité de la production laitière, bref, sur tout ce qui constitue ce genre d’activités. A nous de fouiner, de partir en enquête dans notre école, dans nos bibliothèques, dans nos familles, sur l’Internet, jusque dans vos villages les plus reculés pour trouver cet or indispensable sans lequel rien n’est possible : le savoir faire. A nous ensuite d'aller à Zaouit Sidi Ahmed pour le transmettre, pour l’enseigner à nos trois jeunes femmes.

Imaginons ensemble le chemin de cette coopération
Nous allons chercher un (ou des) professionnel(s) de votre région, qui produit lui-même des fromages de chèvres de manière artisanale, et qui accepterait d’être dans la durée le parrain de ces entrepreneuses (une marraine conviendrait mieux…). Ce professionnel serait ainsi, à distance, à la disposition des jeunes femmes pour répondre, au cas par cas, à tous les petits problèmes qu’elles ne vont pas manquer de rencontrer. L’expérience de ceux qui savent faire doit ainsi se mettre au service de ceux qui veulent faire. A nous de trouver cette « perle rare » qui aura le cœur de donner un peu de son expérience et de son temps pour qu’au Maroc aussi nous puissions savourer les délices gastronomiques de nos terroirs à l’identique de ce foisonnement gustatif dont je garde   d’origine.
Pour compléter le schéma de montage de cette entreprise, il nous faut réunir quelques éléments techniques et logistiques vitaux. Si nous avons d’ores et déjà entre nos mains les moyens financiers pour construire les bâtiments d’étable et ceux du laboratoire de fabrication des fromages, nous manquons d’équipements que vous pourriez tenter de collecter autour de vous : faisselles à fromages, bac de traitement, moteur électrique à diesel, pompe à eau, véhicule fourgonnette pour  la distribution des produits. Bien sur, cela peut nous sembler hors de votre portée, mais l’expérience montre que souvent des professionnels ne rechignent pas à donner leur ancien matériel, même un véhicule, et d’autres professionnels se laissent facilement convaincre par la vigueur d’une mobilisation saine et enthousiaste qu’il leur est possible de faire un geste, même petit, qui, rejoignant les autres petits gestes, fera une bien grande rivière

haut     Nora Bamoussa 17 ans

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nora

 

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Ensuite il nous faudra mobiliser des ressources financières pour permettre aux jeunes femmes de se constituer un cheptel de qualité. Et puisque ces chèvres sont destinées à être des bonnes mères et donc des bonnes laitières, nous chercherons là encore mobiliser autour de vous des généreux donateurs qui s’engageraient à « parrainer » une chèvre, se chargeant de fournir les moyens financiers pour son achat et sa nourriture sur une période à déterminer ( que chaque parrain se verra offrir un accueil au village et bien évidemment un joli plateau de fromages, et je pense que vous ne rentrerez pas bredouilles de vos recherches.)
Dernier point, mais là déjà nous sommes loin dans le rêve, le projet a besoin d’une commercialisation efficace et soutenue, et là encore, vous pourriez mobiliser en France quelques précieux savoir-faire pour la fabrication innovante d’un logo, d’une étiquette, d’un emballage, … tout ce qui est indispensable pour séduire les consommateurs. 
Le voyage........le village
Cest avant tout s’accueillir, échanger, se découvrir. 
Nous dormirez dans les familles, nous vivrons un peu de la vie du quotidien, la fabrication du pain, la teinture de la laine, la confection des tapis, la dégustation savoureuse des tajines, la musique et la danse berbères, le labeur de la vie, son morne et pourtant doux déroulement. Ici, l’air est pur, le ciel est vaste, la terre est reine et le vent son éternel courtisan. Ici le silence est comme vrai. Alors, en plus de toutes ces rencontres, en plus du travail que vous ferez avec les jeunes femmes dans leur petit laboratoire en pisé pour élaborer ensemble les premiers fromages, nous vous emmènerons à quelques lieux du village, tout droit en direction de nulle part, histoire de prendre un peu le temps de s’arrêter, de se poser dans un oasis perdu, d’y faire ensemble le feu, le thé et le tajine, et sous le voile merveilleux des étoiles écouter le récit magique que le silence murmure à l’oreille de quiconque se dispose à l’écouter vraiment.
haut
Il se pourrait qu’en un moment formidable, un nouveau mode de vie émerge à l’horizon du village de Zaouit Sidi Ahmed Sidi Ahmed.
Je vous laisse y songer.............aidez nous  gensonnetval@yahoo.fr 
Eric a. Anglade  Jean Yves Bonnet  Valérie Gensonnet
vers la mission
e  Jean Yves Bonnet  Valérie Gensonnet
vers la mission
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