les mots jolis d'octobre 2009
C’est au delà de nos frontières, dans ce petit village nommé Zaouit Sidi Ahmed, que j’ai pris conscience de beaucoup de choses.
Après de longues heures d’attente et un trajet de 4h sur une route sinueuse et un temps brumeux dans la montagne, on arrive de nuit au village, ce qui me permit encore de rêver et d’imaginer pendant la nuit, comment pouvait être ce village, nous sommes accueilli très chaleureusement.
On lève juste les yeux, et on voit un magnifique ciel étoilé donnant envi de le regarder toute la nuit. Après une bonne nuit de sommeil, je découvris enfin ce petit village : ces couleurs, ces maisons en terres, ce soleil rayonnant de bon matin, ce paysage désertique, ces cailloux par millier, ces oliviers et ces amandiers a perte de vue, et cette oasis en plein cœur du village : c’était loin de tout ce que je mettais imaginée.
Zaouit c’est un vrai échange de culture avec ces villageois n’ayant rien de comparable a nous. Leur sourires et leur Grand Cœur sont suffisants : c’est une grande famille. Avec eux, on mange ensemble, on travaille ensemble, on réfléchi ensemble, on partage tout, on s’écoute, on délire ensemble, on pleure ensemble : TAMOUNTE c’est ca .
Zaouit c’est bien plus qu’un village : c’est le Paradis.
Zaouit c’est également le thé a point d’heure de la journée, les délicieux repas concoctés par les mamans pris dans la salle commune, les soirées en chansons et les danses, la colline où l’on peut observer tout d’en haut, les multiples cachettes, les fabuleuses ruines du village au passé très intéressant, toutes sortes de bestioles qui nous entourent allant de la simple mouche ou moustique qui envahissent les maisons au serpent ou scorpion sans oublier les cafards qui vivent dans la crasse et TOUT.
La bas rien ne nous manque, on se sent bien comme chez soi, on se pose de nombreuses questions, on se remet en cause , un bon moyen de réaliser que nous vivons dans un pays où la mentalité est bien différente.
Tout est différent dans ce village. Nous partageons les joies et les pleures, malgré les coups de gueule , l’amour règne vraiment. Un départ difficile pour tous, français françaises et zaouitiens, nous avons des souvenirs plein la tête gravés à vie dans nos cœurs.
Mes sentiments sont dur a expliquer mais en tout cas dès que nous sommes la bas on ressent diverses choses indéfinissables et qui restent a jamais dans nos cœurs. L’essentiel est dit mais tant qu’on n’y est pas allé on ne peut pas comprendre.
Je suis très heureuse de participer a ce projet qui compte vraiment pour moi et qui n’était que simples rêves devenu réalité a ce jour vu que j’ai pu voir de mes propres yeux la réalité de la chose.
Un grand merci aux Zaouitiens qui apportent la joie dans ce village: Hassan qui fait des blagues en longueur de journée et qui se bat avec les filles, Ouassel, Omar le chef, Hicham, Timidou, Basser notre chauffeur préféré dans son superbe pic up, Ridouane.
Un immense merci à Valérie, qui depuis le début est a leur côté et qui a fait découvrir aux autres et a moi ce village. Vraiment merci.
Je suis très heureuse d’avoir fait la connaissance des villageois mais aussi de Camille H, Chiara, Camille D, Marvin, Hugo, Marie-Laure, Gilles, Odile, Patrick et nos partenaires rotariens.
J’ai vraiment hâte d’y retourner , ca me manque énormément …
MERCI pour tout. Audrey.
Nous sommes des gens ordinaires, des jeunes et des moins jeunes :) ayant un point commun : au delà de nos différences ,au delà de la Méditerranée, nous avons tous une même envie : construire en tant qu'acteur notre monde de demain : imaginer et se prendre en main, rêver mais agir, cesser de vivre dans notre petite bulle et regarder,observer le monde qui nous entoure,offrir à l'autre un peu de notre temps, un peu de ce trop plein que nous possédons et dont nous ne savons que faire.
Notre lycée nous offre trop peu être, notre société nous noie dans un tourbillon de tout tout alors depuis deux ans au coté de Naïma, Abdou, Icham, Eric et tous les "zaouitiens" nous posons nos valises ,tous les lundis on réflèchit :que faire ? comment être efficace ? comment donner ?
Petites mains au service d'un vaste projet nous souhaitons juste témoigner,de nos experiences,de nos réussites,de nos échecs. Remercier tous ceux qui croient en nous, offrir à ceux qui ne voit dans nos actes qu'un hobby d'enfant gaté un sujet de réflexion ! Fis aux critiques ,fier d'être Zaouitiens :))
Nous répondrons présents !!
Un village tout simplement incroyable. Quelle
surprise le matin au réveil, notre premier jour. Le dépaysement, sensation
géniale. Impossible à imaginer sans l’avoir vécu. On voit que la ferme est bien
là, réelle au milieu du désert. « C’est grand quand même… ».
Tout le monde nous souris, même les femmes, qui, je croyais, ne nous aimaient
pas beaucoup. On commence le boulot à la ferme dés la première après-midi: faire
la toiture de la fromagerie. Heureusement que Hassan et Ouassel étaient là.
Marvin se serait tu" à la tache sinon. Avec nos petits bras de fille, on trouve
que c’est dur de tirer la corde pour faire monter les seaux. Au bout d’une
semaine, on finit par comprendre qu’on n’est pas faite pour sa, on préfère
remplir les seaux de pisés, c’est plus agréable.
On a quand même l’impression de faire que manger!
*Mais ce ’n’est pas grave, c’est tellement bon! On aime le grand plat au milieu
de la table, on s’habitue vite. On aime aussi les réunions dans la chambre de
Valérie, avec une tablette de chocolat au milieu. La deuxième semaine, on se met
à la peinture, on remet la fromagerie en forme pour l’inauguration.
On finit par faire un dessin d’enfant, avec l’aide des grands talents
artistiques d’Hugo et de l’imagination de tous. On s’amuse bien, quand même. Je
me suis même découvert plusieurs passions bizarres. C’est bien de peindre des
nuages, mais on a mal aux bras à force. Une fois la peinture finis, on est fier
du résultat, même si on nous annonce que les Zaouitiens vont construire un mur
devant.
Ce n’est pas grave, sa sera beau pour l’inauguration!! (Les gâteaux étaient
merveilleux d’ailleurs, et tout le monde était content…) Une journée Boutique à
Ouarzazate s’ensuit. Extra.
Après un bon panaché et encore quelques tours du souk, on rentre. On se sent
vraiment en sécurité là-bas. C’est calme, c’est beau, c’est terriblement
parfait. La dernière semaine, on commence le projet spiruline avec l’aide de
tout les gens présent, Monsieur spiruline, Odile la fromagère et Notre
vétérinaire.
On goutte même avant de partir le Bousin zaouitiens, qui concurrence largement
notre « boursin » à nous.
Les chats nous embêtent encore, ils sont revenus de Tabourat. Hassan n’y croit
pas, et pourtant. Mamada est là, toujours vivante.
Et moi je souris, toujours. La pile n’est pas prête de s’arrêter. Le bassin à
spiruline est beau, lisse, et on essaye de faire une espèce de pergola, très
réussi. *
La propreté de la fromagerie nous préoccupe, on en a marre de toujours passer la
serpillière, alors on fait une dalle. On aime beaucoup mélanger vite le ciment
au sable, parce que sinon tout s’envole! Quel coup de stress! Un séjour génial,
même si tout le monde à son petit caractère. Merci Encore Chiara