le village

toutes les photos sont issus du site partenaire  http://zaouitsidiahmed.over-blog.com   by Éric Anglade

villa ge horizon sud au loin l'Atlas Zaouit Sidi Ahmed est un village vieux de prés de 400 ans , ancien centre religieux très réputé, il reste un magnifique village où l'architecture si particulière du sud joue avec les couleurs. Depuis toujours, au Maroc, les berbères du sud pratiquent l’art de construire, selon des techniques ancestrales, un type d’habitat original et millénaire : les ksour et les kasbahs. Mais, laissées à l’abandon, ces majestueuses forteresses de terre rouge ou ocre, sont menacées par les intempéries et tombent en ruine, au risque de disparaître à jamais du paysage marocain et du patrimoine mondial. L’architecture berbère n’a jamais été influencée par la conquête arabe et le développement de l’art hispano-mauresque. Les kasbahs du sud sont la plus belle expression de cet art rural dont les spécificités sont d’ailleurs fort proches de l’habitat traditionnel yéménite.
Ces superbes bâtisses en terre jouèrent un rôle fondamental durant des siècles. Elles étaient les demeures fortifiées des seigneurs. Isolées et situées sur une position dominante, elles exprimaient l’autorité des caïds (représentants du sultan) ou des Pacha (gouverneurs d’une ville impériale). Les kasbahs contrôlaient les oasis et leurs voies d’accès, servaient de points de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les brigands et les pillards nomades. Actuellement, elles abritent plutôt des notables ou des cultivateurs, lorsqu’elles ne sont pas tout simplement à l’abandon.La construction des kasbahs obéit à plusieurs règles architecturales. Sur des fondations de pierre, d’épaisses murailles, flanquées de quatre tours d’angle ornées de merlon en épis, délimitent la construction. Les murs sont en pisé, mélange de terre et de paille selon un procédé ancien qui isole de la chaleur et du froid.
le village vue des collines
zaouit uen des portes de la kasbash  Le centre de l’habitation est un patio, véritable puits de lumière pour l’ensemble. L’ornementation extérieure des tours et du haut des murs est en adobe, briques de terre crue argileuse, qui permet d’exécuter des motifs en creux et en relief qui ajourent les parties hautes. Mais toutes les kasbahs ne sont pas celles d’un Pacha et les demeures rurales sont plus simples et regroupées au sein d’un même village. Protégées de remparts avec une seule porte d’entrée, elles forment alors un ksar (pluriel : ksour). Ces villages, construits en pisé, prennent la couleur de leur terre d’origine, qui, passant du ocre au rouge, les rend tous différents. A l’origine, cet habitat rural en terre fut édifié par des familles de nomades qui, ayant décidé de se sédentariser, recherchèrent une construction plus solide que leur tente de laine pour faire face aux intempéries et aux ennemis. C’est pourquoi les ksour, petites forteresses, sont établis le plus souvent sur des pitons rocheux ou en bordure de falaise


Ouarzazate, ainsi que la vallée du Drâa et la vallée du Dades offrent les plus beaux spécimens de cette remarquable architecture de terre. Zaouit Sidi Ahmed  nous offre tous ces trésors.
Des trésors en cours de réhabilitation par les jeunes du villages, des écrins qui cachent parfois au détour de ce labyrinthe  des surprises comme l'atelier d'Icham le ferronnier ou celui de Mohamed        

Reconstructions des lieux, l'objectif principal de l'action de notre partenaire Dia et du Fonds Diwan est de relancer l'action économique de ce village. C'est pour cette  raisons  que de nombreuses actions sont menées depuis plusieurs mois. Les photos ci-dessous issues du site de Diwan le prouvent !! Le renouveau du village passe d'abord par la restauration des activités traditionnelles porteuses de vie.

Ici, teinture pour le tissage traditionnel.

La proximité de Ouarzazate est une opportunité : c'est un marché au potentiel intéressant ne serait-ce-que par la présence des touristes .

Le soir, atelier théâtre un moment fort de convivialité que les villageois ont organisé à notre grand plaisir  ..... remplaçant les silencieuses soirées télé dont nous sommes trop friands, peut être!!

Tous les jours les femmes font le pain pour le village. Nous avons participé à un atelier pain : qui a fait particulièrement rigoler les mamans venu tout exprès admirer la technique de C...: non, le pain ne se glisse pas comme une pizza dans le four !!!!!!
ou celle de Miss A ....non, on ne l'écrase pas comme une galette !!! mais après plusieurs essais : une vrai réussite !! 

Rénovation des lieux, et renouveau de la vie, nous avons participé au forage d'un puits qui permettra la mise en culture des champs, étape indispensable pour mettre en route l'élevage de chèvres à la fin de l'été.

l'école

latifa

Salle de classe, scène de classe. L'école à réouvert ses portes il y a quelques mois pour les adultes principalement, les enfants se rendent eux, à Timdlin , les femmes sont très demandeuses de savoirs, s'inscrivant ainsi comme acteurs au renouveau de leur village et prenant en charge par exemple l'élevage, aux cotés des autres micros-projets tels celui d'Icham en ferronnerie d'art ou de Hassan qui souhaite mettre en place un élevage de taureaux d'ici quelques mois.
mathias yoan et valérie en pleine action Atelier de ferronnerie d'art

 rendez vous sur :  

L'objectif d'Icham et de Brahim est le marché de Ouarzazate. 

Pari en partie réussi! galerie ouverte en juillet 05!  

 

Des élèves studieux ! merci à la patience d'Icham et mille pardons pour la destruction de la plaque de cuivre !!

La réussite de ce séjour tient à l'exceptionnel accueil que nous ont réservé les villageois et Éric. Ils nous ont ouverts leurs maisons et plus que jamais on donné du sens au mot hospitalité.

Merci à tous un coup de chapeau plus particuliers à 

bulletÉric
bullet Abdou notre team organisateur !
bullet Aux mamans pour les succulents repas !

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