A l'aventure...........Aït Ben-Haddou....

Située à seulement 15 km du village..la Kasbah patrimoine mondiale de l'humanité ,protégée par Unesco nous a ouvert ses portes..comme toujours discret animés par 'l'envie de savoir ..NOUS la Famille T**** en ballade ...

Jamais on n'a vu, Jamais on ne verra, La famille Tortue Courir après les rats. Le papa Tortue Et la maman Tortue Et les enfants Tortue Iront toujours au pas

Aït-Ben-Haddou (en tifinagh ⴰⵉⵜ ⵃⴰⴺⵓ, en arabe : آيت بن حدّو) est une commune du Maroc située dans la province de Ouarzazate. Elle se présente comme un ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar qui est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Aït-Ben-Haddou est un exemple frappant de l'architecture du sud marocain traditionnel.

Tout autour de ce douar un ensemble de villages se regroupe. Tous ont été attirés par une rivière qui traverse une vallée. Les habitants de ces douars sont pour la plupart des berbères anciennement nomades qui ont ensuite choisi la sédentarité pour des raisons diverses.

Le ksar d'Aït-Ben-Haddou est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987 et plusieurs films ont été tournés dans ce ksar parmi lesquels :

bullet Lawrence d'Arabie (1962)
bullet L'Homme qui voulut être roi (1975)
bullet Jésus de Nazareth (télésuite) (1977)
bullet Bandits, bandits (1981)
bullet Le Diamant du Nil (1985)
bullet Tuer n'est pas jouer (1987)
bullet La Dernière Tentation du Christ (1988)
bullet Un thé au Sahara (1990)
bullet Kundun (1997)
bullet La Momie (1999)
bullet Gladiator (2000)
bullet Alexandre (2004)

Notre guide  et le kéké boy

La Fondation

Selon la tradition orale, la première construction serait Ighrem n'iqqdarn (grenier communautaire) élevé au dessus de la colline. Une princesse juive aurait gouverné les lieux avant l'avènement de l'Islam. A l'arrivée des musulmans, cette princesse s'est enfuie après avoir combattu et brûlé les récoltes. Certains trouvent dans cette légende des similitudes avec le personnage de Kahena, reine chrétienne qui exerçait un pouvoir dans les Aurès (en Algérie) et s'opposa à la progression de l'islam au Maghreb.

D'autres sources attribuent la fondation à un homme venu du désert, nommé Aïssa, d'où le nom de ses habitants: les Aït Aïssa (les descendants de Aïssa), et pendant longtemps le village était nommé Ksar Aït Aïssa ou Ighrem n' Aït Aïssa. L'appellation actuelle - ksar Aït Ben Haddou- est relativement récente.

D'après les monographies faites sur le ksar des Aït Ben Haddou, sa fondation remonterait au début du XVIIIème siècle. Un document laissé par le notaire du village - hérité par son fils - nous rapporte que le premier noyau du ksar aurait été fondé par les Aït Aissa Ou H'mad au XIème siècle. L'ensemble des kasbahs du Ksar Aït Ben Haddou a été construit au XI ème siècle dit-on. Ses premiers habitants appartiennent à la fraction Aït Aïssa Ou H'mad à laquelle appartiennent les Aït Ben Haddou.

Les armées de Youssouf Ibn Tachafine passa par la région venant du Sahara et se rendant à  Marrakech. A cette occasion, il nomma Ben Haddou Cheikh de cette tribu. Celui-ci prit comme résidence ce village qui porta son nom. Certains chercheurs trouvent des affinités architecturales avec plusieurs forteresses érigées par les Almoravides (1062 - 1147) le long de la route des caravanes.

Vraisemblablement, le ksar des Aït Ben Haddou aurait servi de relais sur cette route du commerce, ainsi que celles des caravanes venues du Tafilelt pour gagner Marrakech (le Haouz) par la vallée de l'Ounila et le col du Tichka.

En tous cas, la fondation du noyau de l'ensemble est intimement liée à la tribu Aït Aïssa Ou H'mad, une fraction de la grande tribu Aït Zineb issue de la confédération des Aït Ouaouzguite. A en croire la source dont on dispose, les Aït Aïssa furent " destitués " de leur pouvoir sur le contrôle du trafic, par le sultan Almoravide Youssouf Ibn Tachafine qui ordonna à l'Amghar Ben Haddou de s'y installer pour gouverner le lieu.

 

Toutefois, le ksar est resté lié pendant longtemps aux Aït Aïssa, mais à une époque tardive, marquée par le pouvoir des Glaoua sur la région, il est devenu le fief des Aït Ben Haddou. La rareté de sources historiques - encore moins celles des indices archéologiques - imprégnée de légendes, ainsi que les confusions au niveau de la toponymie rendent assez difficile, la tâche de dresser un historique du site.

La Toponymie

L'appellation actuelle du village - Ighrem n' Aït Ben Haddou en dialecte amazighe - est relativement récente par rapport à sa fondation. En 1855, l'Amghar Mohammed Ibibd du clan des Glaoua (sing. Glaoui) exerçant dans la vallée de l'Ounila le commerce du sel, devient le chef suprême de la région.

Il commence à percevoir des impôts sur le commerce dans le Drâa et au sud de Sirwa. Son fils El-Madani, très ambitieux, développa une politique d'extension vers le Sud par une habile politique d'alliance et de mariage. Il s'établit à Ouarzazate à la Kasbah de Taourirt.

Le Sultan El-Hassan Ier, lors de son passage dans l'Atlas, en revenant de Tafilalet le nomma officiellement Khalifa (gouverneur) sur Todgha, Tafilalet et Feija. L'amghar Ali Ben Mohammed n'Aït Ben Haddou de Tamaddakht lui a opposé une résistance acharnée avant de se soumettre.
 

Par la suite, les deux clans se rallient par mariage ; les frères Glaoui : Madani, T'hami et Hassi se marièrent avec trois filles Aït Ben Haddou et de ce fait le Sud était ouvert aux Glaouis. Le clan des Aït Ben Haddou, se ralliant aux Glaouis et à l'administration du Protectorat, s'accapare à nouveau des pouvoirs.

L'éponyme d'Aït Aïssa Ou H'mad devenu un simple symbole fut remplacé par celui d' Aït Ben Haddou. Néanmoins,le nom d'Aït Aïssa est encore vivant dans la mémoire collective des habitants. En 1936, le recensement général parle de la fraction des Aït Aïssa, et depuis plus de 10 ans (1989), une association portant ce nom a été fondée.

Après l'indépendance, le dernier des cheikhs des Aït Ben Haddou (Amghar Brahim) a perdu ses fonctions. Le déclin du village est devenu prévisible à la suite du déclin des pouvoirs du clan, et ce qui en suit comme l'éclatement de structures sociales et communautaires.

En 1987, le ksar connaît une nouvelle destinée et commence à vivre un nouvel épisode de son histoire en étant